Numéro 3 - Le surmoi, genèse politique 
Pour cela, elle propose d'étudier le rôle de la conjoncture historique et politique dans l'évolution de la conceptualisation freudienne. Cette dernière passe de la notion de l'idéal du moi, qui relève d'une problématique psychologique de l'identification, à celle du surmoi, qui relève d'une problématique juridique de la culpabilité. Dans l'article de référence, Etienne Balibar fait l'hypothèse que la source principale de cette transformation serait le débat entre Freud et Kelsen en 1922.
En explorant la question de l'obéissance, le dossier s'efforce de restituer le contexte théorique et historique de ce débat et ainsi d'éclairer les rapports de la psychanalyse et de la politique sur un problème précis.
![]() | Freud et Kelsen, 1922 : l'invention du Surmoi - 1921 : dans « Psychologie des foules et analyse du moi », partant d'une critique de la psychologie politique, Freud élabore son concept de l'identification inconsciente et refond l'hypothèse de la régression qui sous-tend le fonctionnement des institutions. |
![]() | Communauté introuvable, inéluctable contrainte.
- Le Freud de Kelsen |
![]() | Kelsen, l’autre « Kelsen » et les fictions |
![]() | Entre Weber et Freud - Questions de modernité, modernités en question |
Textes de référence
- Le concept d’État et la psychologie sociale. Comportant en particulier un examen de la théorie freudienne des foules - Hans Kelsen
- Le concept juridique et le concept sociologique de l’État. Étude critique du rapport entre l’État et le droit - Hans Kelsen
- Hans Kelsen. Vie et œuvre - Rudolf A. Métall
- Contribution à la psychologie de la révolution : la société sans père - Paul Federn

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